La fin du numerus clausus, la solution à la pénurie de médecins ?

La fin du numerus clausus, la solution à la pénurie de médecins ?

Le « numerus clausus » est une mesure datant de 1971, permettant de limiter le nombre d’étudiants en fonction des places de stages disponibles en milieu hospitalier.

Le 20 mars 2019, l’Assemblée Nationale a approuvé la suppression du « numerus clausus » à la fin du concours de médecine de 1ère année, à la rentrée 2020.

Cette suppression, qui est l’une des mesures phares du projet de loi Santé, devrait permettre d’augmenter de 20% le nombre de médecins formés et de diversifier leurs profils.

Les universités determineront le nombre de places disponibles en deuxième et troisième année de médecine, en fonction des capacités et besoins du territoire.

Certes, la suppression du « numerus clausus » ne sera visible que « dans un moyen ou un long terme à la désertification médicale » et « non pas dans les dix ans qui viennent« , mais cela reste « une mesure de bon sens« , a répondu Mme Agnès Buzyn, la ministre de la santé.

Le gouvernement a par ailleurs fait porter de trois à six ans la durée de l’expérimentation visant à organiser des formations en commun entre les étudiants des différentes disciplines. (médecine, dentaire, pharmacie…).

Ainsi, chaque nouveau médecin diplômé pourra intégrer l’équipe de Delta France pour la réalisation des contrôles médicaux.